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L’INFO EN PHOTO – En Turquie, les manifestations continuent (5/06/13).

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Ce mercredi 5 juin, les protestations continuent en Turquie, pour le sixième jour consécutifs. Deux importants syndicats, marqués à gauche, ont rejoint les manifestants qui occupent les rues et demandent la démission du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

E.R.


A LA UNE – Un nouveau Premier Ministre palestinien (3/06/13).

Ce dimanche 2 juin, le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a nommé Rami Hamdallah comme nouveau Premier Ministre. Cet universitaire apparaît comme modéré et pragmatique. A la fois président de l’université Al-Najah à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, et président de la Bourse palestinienne, il a maintenant la tâche difficile de former le prochain gouvernement palestinien.

Rami Hamdallah, membre du Fatah comme Mahmoud Abbas, arrive au pouvoir cinq semaines après la démission de son prédécesseur, Salam Fayyad. Economiste, ancien haut fonctionnaire du FMI, soutenu par la communauté internationale, Salam Fayyad a quitté son poste en avril dernier, à la suite d’un désaccord avec Mahmoud Abbas à propos de la politique budgétaire. Pour le remplacer, le président palestinien a choisi un universitaire compétent, mais qui fera preuve de bien moins d’indépendance. A la différence de Salam Fayyad, Rami Hamdallah n’a pas de capital électoral et n’apparaitra probablement pas comme un rival de Mahmoud Abbas.

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Rami Hamdallah

« Le gouvernement sera formé dans les prochains jours. La plupart des ministres du gouvernement sortant resteront et je ferai venir un nouveau ministre des Finances » a déclaré le nouveau Premier Ministre. Le gouvernement qu’il s’apprête à former ne devrait donc pas être très différent du précédent.

Cette annonce ne plaît pas du tout aux dirigeants du Hamas, parti rival du Fatah et majoritaire dans la bande de Gaza. Ils aspirent à entrer au gouvernement palestinien, comme le prévoient des accords qui ont été passés entre le Fatah et le Hamas, au Caire en 2011 et à Doha en 2012. Ils acceptent très mal de se voir une nouvelle fois écarter.

Le nouveau Premier Ministre palestinien a pourtant réaffirmé « son engagement aux accords de réconciliation signés au Caire et à Doha ». Il a également exprimé sa volonté d’appliquer le calendrier convenu le 14 mai dernier au Caire. Lors de cette réunion récente, le Fatah et le Hamas se sont donné trois mois pour former un gouvernement d’union nationale et convoquer des élections simultanées.

La désignation de Rami Hamdallah n’est « ni légale ni légitime », selon Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas. Il considère qu’elle « ne résoudra pas les problèmes et ne réalisera pas l’unité parce qu’elle ne résulte pas de la réconciliation ni de l’application de l’accord du Caire », et estime qu’elle aurait dû faire l’objet d’une négociation entre les deux camps.

Cette nomination a toutefois été saluée par John Kerry, le secrétaire d’Etat américain. « Ensemble, nous pouvons choisir la voie d’un accord négocié pour deux États, qui permettra aux Palestiniens de combler leurs légitimes aspirations pour un État palestinien souverain et indépendant » indique le communiqué.

E.R.


A LA UNE – Les Poussins mécontents ont été entendus (31/05/13).

Créé sur le net il y a quelques jours, le mouvement des « Poussins » regroupe des auto-entrepreneurs mécontents. Ils disent non au projet de réforme proposé par Sylvia Pinel, la ministre de l’Artisanat. Ce vendredi 31 mai 2013, ils ont réussi à faire entendre leur voix auprès du gouvernement.

Depuis 2009, les auto-entrepreneurs bénéficient d’un régime avantageux, encourageant ainsi les salariés, les chômeurs, les retraités ou encore les étudiants, à développer une activité à titre principal ou complémentaire. Grâce à ce statut, les démarches sont simplifiées et rapides par rapport aux entreprises classiques et le régime fiscal est allégé. La ministre de l’Artisanat envisage la remise en cause ces avantages, ce que les « Poussins » refusent.

Quelle réforme ?

Le projet de réforme en question, annoncé le 23 mai dernier, prévoit que le régime d’auto-entrepreneur soit limité à deux ans seulement, pour ce qui concerne les activités exercées à titre principal. Sylvia Pinel entend, de cette façon, redonner à l’auto-entreprise la fonction pour laquelle ce statut a été créé à l’origine : celle de tremplin vers une « vraie » entreprise.

Il s’agit également, selon la ministre, d’éviter de voir des auto-entrepreneurs ne pas dépasser le seuil de chiffre d’affaires fixé, au lieu de basculer vers un régime classique. « J’y vois une forme d’autocensure et je suis convaincue qu’avec le potentiel et le talent que nous avons dans notre pays, nous avons des entreprises qui peuvent passer à la vitesse supérieure » a-t-elle déclaré.

Sylvia Pinel a aussi évoqué la possibilité d’abaisser le plafond de chiffre d’affaires pour les activités complémentaires. « C’est encore à l’état de discussion, mais le plafond atteindrait 10.000 euros annuel pour les services et 27.000 euros pour les commerçants » indique-t-elle. Ces chiffres représentent environ le tiers des plafonds actuels.

Des « Poussins » mécontents !

L’Union des auto-entrepreneurs (UAE) et de la Fédération des auto-entrepreneurs (Fedae), à l’origine du mouvement des « Poussins », s’opposent vivement à ce projet de réforme. Ils craignent surtout que beaucoup d’auto-entrepreneurs ne supportent pas financièrement le passage à un régime classique et soient contraints de cesser leur activité.

Selon les derniers chiffres officiels, près de 900.000 auto-entrepreneurs sont administrativement actifs mais très peu d’entre eux sont rentables. Près de la moitié ne dégage pas de chiffre d’affaires. Près de 90% de l’autre moitié réalise un chiffre d’affaires inférieur au SMIC. Difficile d’envisager, pour eux, de subir le même régime fiscal que les entreprises classiques.

Les « Poussins » ont utilisé l’Internet et les réseaux sociaux pour faire entendre leur voix. Ils ont rassemblé plus de 22 000 signatures sur leur site web. Leur action semble avoir porté ses fruits.

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Recul du gouvernement.

Sous la pression des « Poussins », le gouvernement a revu sa copie. Ce vendredi 31 mai, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a promis que le statut d’auto-entrepreneur ne serait finalement pas limité dans le temps, sauf dans le domaine du bâtiment.

« Ce qui est proposé, c’est que, lorsqu’un auto-entrepreneur dans le bâtiment s’installe, au bout de deux ans, si son entreprise est viable, il rejoint le droit commun » déclare-t-il, soulignant la concurrence parfois déloyale que les auto-entrepreneurs peuvent faire aux entreprises classiques dans ce secteur. « Pour tous les autres [...], je pense par exemple à des auto-entrepreneurs qui vont s’installer dans les métiers du numérique, il faut qu’ils soient rassurés, qu’ils soient sécurisés, c’est le message que j’annonce. Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir » poursuit-il. Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a confirmé dans la journée que le gouvernement envisageait seulement de procéder à des changements « à la marge » et qu’il n’était plus question de remettre en cause le régime d’auto-entrepreneurs dans son ensemble.

E.R.


CARTOON DU JOUR – C’est le jour J pour Vincent et Bruno (29/05/13).

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Ce mercredi 29 mai, la ville de Montpellier a célébré le premier mariage gay de France. « Votre histoire rencontre en ce jour celle de tout un pays » leur a dit la maire (PS) Hélène Mandroux, au début de son discours. L’ événement a été particulièrement médiatisé, et c’est ce que souligne le dessinateur Na! sur son blog.

E.R.


A LA UNE – Initiative européenne pour la croissance et l’emploi : « nous devons agir en urgence » (29/05/13).

Ce mardi 28 mai 2013, les ministres du Travail français et allemand ont dévoilé les grandes lignes d’un plan d’action commun contre le chômage des jeunes.

PME, alternance et mobilité : les trois points clés du plan d’action.

L’Initiative européenne pour la croissance et l’emploi – c’est ainsi qu’a été nommé le plan d’action – mise sur trois leviers.

Le premier, c’est l’accès au crédit des PME. L’idée est de soutenir les petites et moyennes entreprises, principales créatrices d’emplois pour les jeunes, en réduisant, pour elles, le coût de l’emprunt. Il s’agira de s’appuyer sur la Banque Européenne d’Investissement pour proposer aux PME prêtes à produire mais en manque de capital, des prêts d’argent à des taux d’intérêt raisonnables.

Le pari franco-allemand porte également sur le développement de l’alternance et de la mobilité géographique à l’échelle européenne.

A LA UNE - Initiative européenne pour la croissance et l'emploi :

Mise en œuvre du plan d’action : une urgence.

En Europe, le chômage des jeunes est un défi à relever, et vite. En mars 2013, ils étaient près de 3,6 millions dans la zone euro à ne pas trouver d’emploi, soit presque un jeune de moins de 25 ans sur quatre. Selon les chiffres d’Eurostat (l’office statistique de l’Union Européenne), les pays les plus touchés sont la Grèce (avec un taux de chômage des jeunes de près de 60%), l’Espagne (56%), l’Italie et le Portugal (38% chacun). Les meilleurs élèves sont l »Allemagne, l’Autriche (7,6% chacun) et les Pays-Bas (10,5%).

« Nous devons agir en urgence » estime François Hollande, ce mardi 28 mai, lors du colloque sur l’avenir de l’Europe organisé à Sciences Po, au cours duquel le plan d’action a été dévoilé. Il a affirmé sa volonté de lancer une « offensive » franco-allemande contre le chômage des jeunes. Il doit rencontrer, ce mercredi, la chancelière allemande et cette offensive est à l’ordre du jour. Le plan devrait être approuvé officiellement lors du Conseil Européen de juin 2013.

Un symbole fort mais une efficacité incertaine…

Un plan efficace ? L’économiste Christophe Blot en doute. Il considère que « sans croissance dans la zone euro, on ne peut pas espérer une forte reprise de l’emploi ». Il voit l’Initiative européenne pour la croissance et l’emploi avant tout comme une mesure symbolique. « Il est significatif d’en faire une cause commune, à un moment où l’Europe est souvent remise en cause » estime-t-il. Le symbole est fort, en effet, particulièrement pour le couple franco-allemand. C’est l’occasion de réaffirmer sa force motrice en Europe et sa capacité d’impulser des initiatives innovantes en économie. C’est aussi un moyen de faire oublier le débat austérité / croissance qui oppose Hollande et Merkel.

« Cependant, l’enjeu reste mineur » remarque Christophe Blot. « On peut saluer l’initiative tout en déplorant sa portée financière assez faible ». Il semble bien que la faiblesse du budget consacré à l’Initiative européenne pour la croissance et l’emploi la mine avant même qu’elle soit adoptée. En effet, le projet de budget européen pour la période 2014-2010 prévoit seulement six milliards d’euros pour l’emploi des jeunes. Cela représente environ 0,005% du PIB de l’UE, soit seulement la richesse créée par la zone euro en 26 minutes !

E.R.


A LA UNE – Armes chimiques en Syrie : les reporters du Monde témoignent (28/05/13).

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Ce mardi 28 mai, le journal Le Monde publie le témoignage de ses envoyés spéciaux Jean-Philippe Rémy et Laurent Van Der Stockt. Ils ont vécu clandestinement, pendant deux mois, au cœur de la guerre civile syrienne et ont assisté à des attaques chimiques portées contre les opposants au régime de Bachar Al-Assad.

« Cela ne ressemble d’abord à rien. A rien de spectaculaire. A rien, surtout, de détectable » écrit Jean Philippe Rémy. « Au début, il n’y a eu qu’un bruit modeste, un choc métallique, presque un cliquetis [...]. Pas d’odeur, pas de fumée, pas même un sifflement indiquant l’éjection d’un gaz toxique. Puis sont apparus les symptômes. Les hommes toussent violemment. Les yeux brûlent, les pupilles se rétractent à l’extrême, la vision s’obscurcit. Bientôt, surviennent les difficultés respiratoires, parfois aiguës, les vomissements, les évanouissements. Il faut évacuer les combattants les plus touchés, avant qu’ils n’étouffent ».

http://www.dailymotion.com/video/x1088gf

E.R.


Face à Face – Grand Marché Transatlantique : opportunité ou danger pour l’UE ? (27/05/13).

 

L’idée d’une grande zone de libre-échange, englobant les deux rives de l’Atlantique, n’est pas un sujet de réflexion nouveau, chez les politiques et les industriels. Réunir dans un marché commun les deux plus grandes économies mondiales que sont les Etats-Unis et l’Union Européenne est l’objectif d’un certain nombre de lobbys européens et américains, depuis les années 90.

Si les négociations officielles entre l’UE et les Etats-Unis n’ont pas encore commencé, le projet est très sérieusement envisagé à court terme. En 2009, le Parlement européen a fixé l’horizon 2015 pour sa mise en œuvre. Ce jeudi 23 mai 2013, sous l’impulsion de la Commission européenne, il a adopté une nouvelle résolution dans laquelle il confirme sa volonté de s’engager dans un Grand Marché Transatlantique (GMT). Les pourparlers entre l’Union Européenne et les Etats-Unis devraient commencer en juillet prochain et se terminer d’ici la fin 2014.

Le GMT apparaît comme essentiel et pourtant, il mal connu du grand public. En avril 2009, Mélenchon parlait de l’existence de ce projet de « grand marché transatlantique dérégulé, sans droits de douane et sans barrières à la circulation des capitaux et des marchandises » sur BFM-TV, à un journaliste qui reconnaissait ne pas être au courant. « Nous sommes entraînés, à la date de 2015, dans une aventure où nous ne formerons plus qu’un ensemble économique et social avec les Etats-Unis, et personne n’en parle une seconde où que ce soit » avait-il alors déclaré.

Aujourd’hui,alors que le début des négociations est imminent, l’opinion publique reste ni informée ni consultée…

Face à Face - Grand Marché Transatlantique : opportunité ou danger pour l'UE ? (27/05/13). dans Face a face europe-usa-eu-flags.preview

Un coup de pouce pour l’économie européenne ?

« Un accord ambitieux et global donnera un élan nécessaire et à faible coût à nos économies » estime le rapporteur Vital Moreira, membre du parti socialiste portugais et euro-député. Pour lui, comme pour une majorité de députés européens, un accord entre l’Union Européenne et les Etats-Unis sur un Grand Marché Transatlantique serait un coup de pouce pour les entreprises européennes, y compris les PME. Le plein accès aux marchés publics américains, par exemple, constituerait selon lui une vraie opportunité.

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a poussé le Parlement européen a adopter la résolution. Selon lui, l’accord UE-Etats-Unis en prévision permettra de relancer la croissance. Optimiste, la Commission estime que cet accord sur la libéralisation totale des échanges pourrait dégager un surplus de croissance de 0,5% du PIB de l’UE, ce qui se traduirait par un montant supplémentaire de 545 euros par an pour une famille sur quatre dans l’UE.

Les négociations prochaines porteront largement sur les différences de normes qui peuvent exister entre le marché européen et le marché américain, et qui sont actuellement les principaux freins pour le commerce entre les deux rives de l’Atlantique (plus que les droits de douane, qui sont déjà très peu élevés). L’idée est de favoriser avant tout la convergence et l’harmonisation des législations.

Cependant, les députés européens ont souligné que cela ne se fera pas au prix d’un sacrifice des « valeurs européennes ». Des limites à ne pas franchir ont été fixées. Ainsi, le principe de précaution (notamment en matière de sécurité alimentaire avec la question des OGM et du clonage), les droits de propriété intellectuelle ou encore les normes sociales et environnementales de l’UE ne doivent pas être remises en cause. De plus, les députés ont décidé d’ « exclure les services culturels et audiovisuels du mandat de négociation », afin de protéger la diversité culturelle et linguistique des pays de l’UE. Mais pas certain que les américains l’entendent de cette oreille…

Le Parti de Gauche refuse une « Europe américaine ».

Pour le Parti de Gauche, mené par Jean-Luc Mélenchon, le projet de Grand Marché Transatlantique marque « le renoncement officiel et définitif à une Europe indépendante de l’impérialisme américain ». Il craint un renforcement de la domination américaine sur le « bloc occidental », et refuse que les Etats-Unis entraînent l’Union Européenne dans « une guerre économique avec la Chine et les autres puissances émergentes, lourde de danger et contraire à nos intérêts ».

Ce dimanche 26 mai 2013, Mélenchon a demandé un référendum sur ce projet auquel il s’oppose fermement. « Le GMT est un texte aussi décisif pour les peuples que les traités de Rome, de Maastricht et du TCE. Ce texte a été préparé en catamini, il s’apprête à être adopté de la même manière : il ne peut en être question ! » déclare-t-il.

Le Front National critique un projet « anti-démocratique et ultra-libéral ».

Marine Le Pen, à la tête du Front National, s’exprime elle-aussi contre le projet de Grand Marché Transatlantique. « Je le fais avec détermination parce qu’il faut que des voix s’élèvent alors qu’un projet antidémocratique, ultralibéral et contraire aux libertés fondamentales se prépare » écrit-elle, dans un communiqué du 23 mai 2013. « Loin de pouvoir, loin de vouloir protéger nos économies et nos citoyens, le marché transatlantique nous exposera à une concurrence encore plus sauvage au seul profit de multinationales toujours plus gigantesques et de marchés financiers toujours plus rapaces » s’offusque-t-elle.

Deux questions essentielles.

Pour ou contre le GMT ? La question est lancée sur Alaloop et les discussions restent ouvertes. Cependant, le GMT soulève aussi un autre débat : celui de la démocratie européenne. Choisir un cap essentiel tel que ce marché transatlantique, sans consulter directement les citoyens européens, ne pourrait-il pas être critiqué ?

E.R.


ZOOM – Manif’ anti-mariage gay : qui cause des débordements ? (26/05/13)

Ce dimanche 26 mai 2013, les opposants au mariage gay organisent une nouvelle manifestation, alors que la loi a été promulguée il y a une semaine. Plus de 200 000 manifestants sont attendus à Paris, un certain nombre d’entre eux faisant le déplacement en bus depuis la province.

Le climat est tendu et des débordements sont à craindre. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, est inquiet. « Selon les informations que nous avons, il y a des menaces de débordements de groupes extrémistes [qui veulent] s’en prendre aux symboles de la République qu’ils haïssent » déclare-t-il. Il déconseille aux familles avec des enfants de se rendre à la manifestation. Risques réels enregistrés ou stratégie pour décourager les manifestants ? Cela reste à déterminer. Toujours est-il que 4500 policiers ont été mobilisés pour surveiller les quatre cortèges qui vont défiler dans les rues de la capitale dans la journée. La méfiance des autorités peut s’expliquer par les excès dont les plus radicaux ont déjà pu faire preuve, lors de manifestations précédentes.

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Le Printemps Français : une incitation à la violence ?

Depuis février 2013, de nombreux opposants à la loi sur le mariage pour tous se regroupent sous le nom de Printemps Français. Ce mouvement, plus radical que celui de Frigide Barjot, n’a ni statut officiel ni structure établie et s’organise principalement via les réseaux sociaux.

Le Printemps Français a son propre site Internet, qui dénonce une « idéologie » conduisant à « la ruine de la civilisation ». Dans un communiqué datant du 21 mai et publié sur ce site, le Printemps Français appelle à « une nouvelle résistance », face à une loi qui irait « contre les lois de la biologie et contre tout sens commun ». On peut y lire également que « la France est actuellement soumise à des forces qui veulent l’asservir entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera jusqu’à la victoire ». Plusieurs « cibles » sont définies explicitement : « le gouvernement actuel et tous ses appendices », « les partis politiques de la collaboration », ainsi que les lobbys « où s’élaborent les programmes de l’idéologie et les organes qui la diffusent ».

Manuel Valls note la radicalisation du discours du Printemps Français et juge « inacceptables » les propos tenus sur le site Internet. Depuis quelques jours, il étudie même la possibilité de l’interdire, estimant qu’il incite à la violence.

Béatrice Bourges, porte-parole auto-proclamée de ce mouvement au contour encore flou, rejette l’accusation. Selon elle, ce n’est pas le Printemps français qui a causé les débordements, lors des dernières manifestations. « Quand la civilisation est en danger, on a le droit de se défendre. Nos mots sont forts, mais il n’y a aucun appel à la violence de notre part » assure-t-elle.

Pourtant, le Printemps français s’est fait remarquer par ses opérations « coups de poing », comme la tentative de marche sur l’Elysée qui a dégénéré en affrontement avec les CRS le 24 mars dernier. Des actes de vandalisme ont également été mené au nom du mouvement.

Les groupes d’extrême droite responsables ?

Manuel Valls évoque également la responsabilité de certains groupes radicaux d’extrême droite (comme Action française, Jeunesses identitaires, Troisième Voie ou encore Jeunesses nationalistes) dans les débordements. Leurs militants, dont la détermination semble renforcée depuis le suicide de l’écrivain Dominique Venner, figure intellectuelle d’extrême droite et farouche opposant au mariage gay, « veulent venir en nombre pour créer l’affrontement et le désordre ». Selon le ministre, ils  se sont déjà infiltrés dans les manifestations précédentes, et les ont utilisé comme moyens de contester les pouvoirs publics et d’affronter les forces de l’ordre.

Bien qu’en très petite minorité (pas plus de quelques centaines par manifestation), ces activistes d’extrême droite peuvent avoir un effet d’entraînement sur les autres manifestants. Pris dans une sorte d’ « excitation collective irrationnelle », ceux-ci peuvent à leur tour s’en prendre aux forces de l’ordre, comme l’explique le criminologue Christophe Soullez au site Atlantico.

La violence comme stratégie pour être plus visible.

Christophe Soullez souligne que la violence et les affrontements avec la police ne sont généralement pas fortuits. Il ne semble pas que ce soient les circonstances qui entrainent les débordements, mais qu’il s’agit bien, en fait, d’une stratégie.

« Lors des dernières manifestations on a pu noter que si la quasi majorité des manifestants, regroupant hommes, femmes et parfois enfants, de toutes catégories sociales, s’était comportée normalement. Une minorité, aspirant à plus de visibilité, avait jouer la carte de l’affrontement et de la provocation espérant ainsi celle-ci entraînerait des réponses disproportionnées des autorités permettant ainsi de les mettre en cause et de prendre à témoin l’opinion publique. C’est une méthode vieille comme le monde lorsqu’on souhaite fragiliser le pouvoir » explique-t-il.

E.R.


A LA UNE – Référendum sur la fusion des collectivités : les Alsaciens disent « non ».

Ce dimanche 7 avril 2013, les alsaciens étaient appelés à se prononcer sur un projet institutionnel inédit en France : celui de la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux. Selon les premiers résultats, c’est le « non » qui l’emporte.

Pour le projet soit adopté et que la Collectivité territoriale d’Alsace (CTA) soit mise en place, il fallait que les votes positifs représentent au moins la moitié des électeurs et 25% des inscrits, dans chacun des deux départements de l’Alsace (Haut Rhin et Bas Rhin). Cette double condition n’a pas été remplie. En effet, selon des résultats partiels, 56% des haut-rhinois ont voté « non ». Le projet de collectivité unique tombe donc à l’eau, malgré les 65% de « oui » dans Bas Rhin.

Une forte abstention.

En dépit du caractère historique de ce référendum, la participation est restée faible. A 16 heures, elle ne dépassait pas 30%.

Guy-Dominique Kennel, président UMP du Conseil général du Bas-Rhin, estime qu’une telle abstention est surtout due à un manque d’intérêt des électeurs : « Quand on a des débats sur les questions institutionnelles, ça n’intéresse pas nos concitoyens. Quand on vote pour une personne ou un parti, ça intéresse davantage ». Selon lui, l’affaire Cahuzac aurait également eu un effet décourageant sur les alsaciens.

A LA UNE - Référendum sur la fusion des collectivités : les Alsaciens disent

Pour ou contre la collectivité unique ?

Guy-Dominique Kennel, son homologue haut-rhinois Charles Buttner et le président du conseil régional Philippe Richert, tous trois membres de l’UMP, soutenaient ce projet de fusion des collectivités. Ils mettaient en avant l’économie d’argent et le gain d’efficacité que pouvait représenter le passage de trois à une seule collectivité. « Efficacité, je dis oui. Une collectivité au lieu de trois, ça fonctionne mieux » clamaient les affiches de leur parti, devant les bureaux de vote. L’UDI, le MoDem ou encore les Écologistes ont également appelé à voter oui.

Le Front national, Debout la République et le Front de gauche se sont déclarés défavorables au projet, qu’ils voient comme un pas vers le démantèlement de la France. Les affiches du Front National déclaraient : « je veux l’Alsace française, je vote non », et celles du Front de Gauche : « notre République une et indivisible, non à la collectivité d’Alsace ». Les principaux syndicats ont également exprimé leur opposition, craignant une réduction du nombre des fonctionnaires en Alsace.

Les socialistes sont quant à eux divisés sur la question. Roland Ries, le maire PS de Strasbourg, a déclaré que, sans être satisfaits des modalités proposées pour la fusion, il ne désapprouvait pas le principe de base et qu’il n’excluait pas de voter « oui ».

E.R.


L’INFO EN PHOTO – Chavez : révolutionnaire ou dictateur ? (6/3/13)

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Ce mardi 5 mars, Hugo Chavez est mort des suites d’un cancer, à l’âge de 58 ans.

Difficile de faire un bilan de ses 14 années au pouvoir : le président du Venezuela, personnage charismatique ambigu,  suscite à la fois éloges et critiques.  Il laisse derrière lui un pays alphabétisé et doté d’un bon système de santé. Chavez a mis en place une justice sociale développée, financée par les revenus pétroliers (dont d’ailleurs, le pays est devenu excessivement dépendant). Cependant, les infrastructures du pays se sont gravement détériorées : les routes, les hôpitaux publics ou encore le réseau électrique du Venezuela sont en très mauvais état, à l’heure actuelle.

Mais c’est surtout son rapport à la démocratie qui mérite d’être critiqué. Certes, Chavez a remporté des élections libres, mais il a établi un contrôle des pouvoirs législatifs et judiciaires, ainsi que des médias privés. Le révolutionnaire s’est fait dictateur, en emprisonnant ses opposants politiques. De plus, il a apporté son soutien à Mugabe, Kadhafi et El-Assad.

Que sera l’ère post-Chavez qui s’ouvre aujourd’hui pour le Venezuela ? Peut-être l’occasion de mettre en place une démocratie aux bases plus solides…

E.R.


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