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A LA UNE – Référendum sur la fusion des collectivités : les Alsaciens disent « non ».

Ce dimanche 7 avril 2013, les alsaciens étaient appelés à se prononcer sur un projet institutionnel inédit en France : celui de la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux. Selon les premiers résultats, c’est le « non » qui l’emporte.

Pour le projet soit adopté et que la Collectivité territoriale d’Alsace (CTA) soit mise en place, il fallait que les votes positifs représentent au moins la moitié des électeurs et 25% des inscrits, dans chacun des deux départements de l’Alsace (Haut Rhin et Bas Rhin). Cette double condition n’a pas été remplie. En effet, selon des résultats partiels, 56% des haut-rhinois ont voté « non ». Le projet de collectivité unique tombe donc à l’eau, malgré les 65% de « oui » dans Bas Rhin.

Une forte abstention.

En dépit du caractère historique de ce référendum, la participation est restée faible. A 16 heures, elle ne dépassait pas 30%.

Guy-Dominique Kennel, président UMP du Conseil général du Bas-Rhin, estime qu’une telle abstention est surtout due à un manque d’intérêt des électeurs : « Quand on a des débats sur les questions institutionnelles, ça n’intéresse pas nos concitoyens. Quand on vote pour une personne ou un parti, ça intéresse davantage ». Selon lui, l’affaire Cahuzac aurait également eu un effet décourageant sur les alsaciens.

A LA UNE - Référendum sur la fusion des collectivités : les Alsaciens disent

Pour ou contre la collectivité unique ?

Guy-Dominique Kennel, son homologue haut-rhinois Charles Buttner et le président du conseil régional Philippe Richert, tous trois membres de l’UMP, soutenaient ce projet de fusion des collectivités. Ils mettaient en avant l’économie d’argent et le gain d’efficacité que pouvait représenter le passage de trois à une seule collectivité. « Efficacité, je dis oui. Une collectivité au lieu de trois, ça fonctionne mieux » clamaient les affiches de leur parti, devant les bureaux de vote. L’UDI, le MoDem ou encore les Écologistes ont également appelé à voter oui.

Le Front national, Debout la République et le Front de gauche se sont déclarés défavorables au projet, qu’ils voient comme un pas vers le démantèlement de la France. Les affiches du Front National déclaraient : « je veux l’Alsace française, je vote non », et celles du Front de Gauche : « notre République une et indivisible, non à la collectivité d’Alsace ». Les principaux syndicats ont également exprimé leur opposition, craignant une réduction du nombre des fonctionnaires en Alsace.

Les socialistes sont quant à eux divisés sur la question. Roland Ries, le maire PS de Strasbourg, a déclaré que, sans être satisfaits des modalités proposées pour la fusion, il ne désapprouvait pas le principe de base et qu’il n’excluait pas de voter « oui ».

E.R.


  1. Ju écrit:

    L’alsace, toujours à part ! Pourquoi, si une réorganisation des collectivités semble nécessaire, ne pas établir un projet national ?

    Citer | Posté 14 avril 2013, 20:02

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